Est-ce que vous avez déjà regarder *cette* série ? Vous savez de quoi je parle. Une série qui vous passionne tellement que vous finissez partager entre « je veux connaître la suite » et « si je regarde la termine, c’est la fin des haricots ». Et pour moi, cette série, c’est le drama chinois « The Spirealm ».
De quoi parle « The Spirealm » ?
La série suit Ling Jiu Shi, un jeune développeur de jeu vidéo qui vient de quitter son travail suite à quelques problèmes. Au même moment, il reçoit un jeu de réalité virtuelle, The Spirealm, le même qu’il jouait dans sa version bêta. Un soir, après l’avoir testé, il sort et se fait percuter par une voiture. Au même moment, une porte apparaît en plein milieu de la route et il se retrouve aspiré dans le jeu !
Sauf qu’il découvre bien vite qu’il ne s’agit plus d’un simple jeu vidéo. En effet, lorsque les joueurs meurent dans le jeu, ils ont de fortes chances de mourir dans le monde réel également. Dans le jeu, il va alors faire la rencontre de Ruan Lan Zhu qui est un joueur bien plus expérimenté que lui. Ensemble, ils vont découvrir les secrets qui se cachent derrière le jeu et surtout, tenter de « purifier » le jeu en passant à travers les 12 portes et terminer tous les niveaux.
C’est quoi, « The Spirealm » ?
C’est un drama chinois de 78 épisodes. Oui, je sais, c’est énorme, MAIS chaque épisode ne fait QUE 20 minutes, donc ça se regarde assez rapidement. Le drama est sorti en 2024 pendant très exactement 48h avant de se faire bannir (merci la censure chinoise) car oui, c’est une « bromance » un peu ++, si vous voyez de quoi je parle. Heureusement, certains internautes avaient pu télécharger les épisodes et la série est également ressortie officiellement quelques mois plus tard, et elle est toujours disponible, mais ça a malheureusement affecté sa popularité.
Si vous aimez les séries qui mélangent action, un peu d’horreur et beaucoup d’éléments psychologiques, vous allez ADORER cette série. De mon côté, ce que j’aime particulièrement dans les séries c’est le cliché de la « found family », où vous avez plusieurs personnes qui ne se connaissent pas et qui, à force d’affronter ensemble divers challenges, deviennent une sorte de « famille » et j’admets que la « famille » de « The Spirealm » a une place spéciale dans mon cœur. J’ai d’ailleurs essayé, depuis la fin de la série, de suivre les parcours individuels de chaque acteur, parce qu’ils ont tous laissés un souvenir indélébile dans mon petit cœur de fan.
A quoi est-ce qu’il faut s’attendre ?
Attention aux âmes sensibles, il peut y avoir des épisodes un peu dérangeants. Un peu à l’image du drama coréen « Tomorrow », chaque « porte » ou niveau nous plonge dans une nouvelle histoire, souvent inspirée de contes ou folklores mythologiques du monde entier. Le seul « fil rouge » de la série c’est le concept de porte.
Pour expliquer le concept rapidement : Une journée dans une porte, c’est 15min dans la vie réelle. Si tu meurs dans la porte, tu meurs dans la vraie vie. Une fois dans la porte, tu ne peux en sortir que lorsque tu trouves la clé qui permet donc d’ouvrir la porte de sortie. Et cette clé est souvent gardée par un « Gardien » de la porte, qui est l’équivalent d’un boss final. Et enfin, chaque porte a son lot de règle à respecter, et si tu ne respectes par les règles, tu meurs. Sauf que pour que ça soit plus fun, tu ne connais pas les règles avant d’entrer dans le niveau, tu dois les deviner en jouant.
Mais sinon ?
Je ne vais pas parler des 12 portes dans la vidéo, sinon je fais une vidéo de 2h (et sachez que j’en suis PARFAITEMENT capable), mais pour parler plus globalement de la série, je la trouve extrêmement bien écrite. Bien que les portes n’aient souvent aucun lien entre elles, on garde l’idée d’un fil rouge grâce au personnage de Ling Jiushi, car pour un débutant dans ce jeu, il semble réussir à vaincre tous les Gardiens avec une certaine facilité.
Et plus on avance dans le jeu, plus on se rend compte que la plupart des portes semblent avoir été écrite pour lui. Mais le personnage le plus intriguant reste son compagnon (littéralement) : Ruan Nanzhu. On le présente comme un joueur accompli, qui a même monté une agence regroupant d’autres joueurs expérimentés qui deviennent alors des « guides » pour joueurs débutants, mais on comprends également assez rapidement qu’il y a plus derrière ce personnage.
Mais alors, qu’est-ce qu’on fait quand on a adoré la série « The Spirealm » et qu’on veut en savoir plus ?
Si tu as sorti un « bah va sur AO3 » félicitations, voici ton badge d’honneur de santé mentale flinguée, et sache également qu’il n’y a actuellement que 9 pages de fanfics dont environ 40% en chinois, donc j’ai pratiquement TOUT lu pour ce fandom, ok ?
Plus sérieusement, la série est, comme beaucoup de bromance chinoise, dérivée d’un roman, nommé « The Kaleidoscope of Death ». Et je voulais faire un aparté dessus, parce qu’il y a UN détail qui m’a toujours interpelé avec la série, c’est le fait qu’ils aient totalement OMIS de placer ne serait-ce qu’UN SEUL kaléidoscope, alors que dans les livres, c’est LE fil rouge le plus important de l’histoire (tellement important qu’il est dans le TITRE, d’ailleurs).
Non mais c’est fascinant, c’est un peu comme si demain, vous alliez voir un film qui s’appelle « Titanic », et qu’en fait, le film suit le Carpathia pendant 1h50, et que le seul moment où vous voyez le « Titanic », c’est quand le Carpathia débarque sur le lieu de l’incident, en pleine nuit, et il reste une pauvre cheminée en train de couler.
Je pourrais également faire une vidéo entière sur TOUT ce qui a été changé entre le livre et la série, mais je vais donner les points importants et mon avis sur si c’était une bonne ou une mauvaise idée de les changer ou les retirer.
Le personnage de Ruan Nanzhu (dans la série « The Spirealm » vs les livres).
Dans le livre, c’est un personnage extrêmement diva-esque, adapte du cross-dressing, avec AU MOINS 4 personnalités au compteur : Ruan Nanzhu (sa vraie personnalité), Ruan Baije (une personnalité de cross-dressing), Zhu Meng (une autre personnage cross-dressing) et sa dernière personnalité je ne peux pas en parler parce que c’est un méga spoil. Mais du coup dans la série, comme la Chine a HORREUR des hommes qui se déguise en femme, il n’adopte que 3 de ses 4 personnalités, Ruan Nanzhu, Zhu Meng et le spoiler. On a UNE référence à Ruan Baije, alors que cette personnalité est assez importante dans les livres.
C’est aussi un personnage qui s’exprime de manière assez crue et parfois grossière, et qui ADORE faire des blagues salaces H24. Je ne sais pas COMBIEN de fois j’ai du poser le livre pour calmer mon fou-rire parce qu’il faisait une énième référence à son engin, c’est 200% indécent.
Même si je suis un peu déçue de ne pas avoir eu les diverses personnalités du cross-dressing et le côté ultra crue de Ruan Nanzhu, la série garde son côté extrêmement diva et protecteur envers Jiushi et le reste de la petite famille, donc c’est un changement que j’accepte.
Les Kaléidoscopes.
Comme je l’ai dit, dans les livres, Ling Jiushi va trouver un kaléidoscope caché dans chacune des portes. Et à chaque fois qu’il tombe dessus, il va se rappeler de souvenirs qui trouble la frontière entre jeu et réalité, et ce jusqu’à la révélation finale. Dans la série, on a UN passage avec un kaléidoscope, mais c’est dans l’avant-dernière porte et ça n’apporte pas vraiment d’intérêt à la série, c’est vraiment juste pour que les fans du livre puisse avoir leur fangirl moment.
Pour le coup, c’est peut-être le changement pour lequel je n’arrive pas à savoir s’il fallait le garder ou non, parce que si c’est un élément important au point d’être dans le TITRE du livre, c’est plutôt intéressant de le garder dans la série. Après, sans spoiler, la série n’a pas adopté l’intrigue complète du livre, donc garder les kaléidoscopes auraient juste créé trop de confusion pour le spectateur…
LA FIN DE THE SPIREALM ?!
Toujours sans spoiler, mais dans la saga littéraire (il y a 6 tomes), c’est une happy end, après de multiples retournements de situation, les deux personnages principaux se retrouvent dans la vraie vie après une année séparés et décident de vieillir ensemble, et honnêtement pour un livre aussi axé horreur psychologique, ça fait du bien au cœur.
Dans la série…
Dans la série (merci probablement la censure chinoise), on a une open-ending où les personnages se retrouvent réunis DANS LE JEU VIRTUEL après CINQUANTE ANS. CINQUANTE ANS pendant lesquels l’un des deux a consacré sa VIE à recréer le jeu pour retrouver l’autre.
Et c’est probablement le changement que je n’accepte PAS, DU TOUT, JAMAIS.
Sur ce, je vais probablement aller re-regarder la série pour la 50ème fois en 2 ans, avant de me plonger dans la relecture du 4ème tome de la saga parce que je l’ai reçu en début d’année.
N’hésitez pas à venir me suivre sur Instagram, Tiktok ou Youtube pour papoter kdrama, cdrama ou kpop, et on se retrouve dans deux semaines pour une vidéo un peu différente.
Bye !
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